14 novembre. Train 1068 sensé partir à 9h47 n’est même pas affiché. 2 jolies minettes (texto Yannick) qui parlent qques mots d’anglais nous informent que le train est en retard. Elles prennent le même que nous, on ne les lâche plus. Le train part vers 11h00. On nous stock dans le couloir. Pas génial pour 4 heures de trajet.
Un policier (avec une Tissot Touch) parlant quelques mots d’anglais nous propose de nous installer à une table du wagon restaurant pour 20¥ (2€) chacun, repas compris. Vraiment sympa, on squattera le lieu jusqu’à destination. A mi-parcours, le brouillard s’installe de nouveau.
Arrivée à Xi’an, on prend une espèce de Tuk-Tuk pour aller au City Hotel choisit dans le guide. Pas cher, clean et bien situé à côté de la Bell Tower, place centrale de la ville intérieure fortifiée. Petit tour dans notre quartier, il fait déjà nuit et froid. Bâtiments hyper modernes et architecture traditionnelle cohabitent harmonieusement. Xi’an est notre première grande ville chinoise moderne qui ressemble aux capitales européennes avec 3,5 millions d’habitants. Les centres commerciaux sont magnifiques et les boutiques n’ont rien à envier à l’Occident. On a changé de pays (et presque de siècle!) en qques 300 kms…
15 novembre. Il neige, on superpose toutes les couches possibles et nous voilà partis pour le marché aux antiquaires près du temple taoïste des 8 immortels. Le marché est décevant, mais le temple est une belle surprise. Plusieurs cours intérieures, très belle architecture, ambiance feutrée sous la neige, les “prêtres” taoïstes avec leurs drôles de petits chapeaux et leurs chaussettes blanches circulent hâtivement d’un temple à l’autre. Peintures murales très expressives et très colorées. Bâtonnets d’encens dont la fumée se mêle au brouillard…
Retour à pied vers notre hôtel par le quartier musulman. La Grande Mosquée est surprenante. Architecture résolument chinoise, plusieurs bâtiments, cours intérieures et jardins se suivent et mènent à la grande salle des prières interdite aux non-musulmans. Le minaret est en fait une pagode à trois étages. Si ce n’était qques inscriptions en arabe ici et là, on ne pourrait pas croire qu’on est dans une mosquée. C’est l’une des plus grande du pays. On retrouve la même sérénité qu’au temple taoïste, l’encens en moins. Un groupe de touristes chinois arrive, on fuit!
Le vieux quartier chinois a énormément de charme, vieilles maisons sur deux étages et joli marché de babioles, thés, épices… Visite de la maison Gao à la tombée de la nuit: un dédale de cours intérieures, petits passages entre les pavillons à un ou deux étages. Il neige toujours. La maison était celle d’un fonctionnaire de l’époque Ming (14-17eme siècle), certains pavillons abritent des ateliers d’art.
Retour hôtel et apéro au chaud en chambre, Yannick a dégoté un vin local qui s’apparente plus à un cognac léger qu’à du vin. Sur la recommandation d’une chinoise rencontrée dans le train et du Lonely Planet, nous tentons le resto du Bell Tower Hotel. Ambiance chic et feutrée. Repas le plus insipide qu’on ait eu jusqu’à maintenant, et le plus cher! Pas glop, pas glop.
16 novembre. Toujours la neige… Pas en forme, matinée sous la couette. L’idée d’aller voir au sud de la Chine s’il fait plus chaud fait son chemin… Apparement, l’île de Haïnan tout au sud de la Chine est une destination balnéaire prisée des chinois. Il devrait y faire dans les 25 degrés. Hum… Décision rapide vu qu’il y a des vols directs de Xi’an sur Sanya, et ensuite de Sanya à Pekin. On zappe Pingyao qui selon les infos est sous la neige et en plus difficile à organiser avec les trains. On se garde une journée pour visiter les alentours de Xi’an.
Le soir on se promène sur les immenses remparts de la ville, ballade très agréable hors circulation qui doit l’être encore plus sans la neige et le froid!
17 novembre. Visite des alentours avec un guide. Au menu: l’armée de soldats de terre cuite du 1er empereur, la pagode de la grande oie et les fouilles du village Banpo. Nous sommes trois dans le minibus avec Neal un écossais qui vit depuis deux ans et demi au Japon. La pagode n’est pas exceptionnelle, mais la vue depuis le sommet vaut la grimpette. Elle fut bâtie à la demande du moine explorateur Xuan Zang en 642 par l’empereur Gaozong. Xuan Zang y passa une bonne partie de sa vie à traduire en chinois les textes bouddhiques en sanscrit rapportés d’Inde. On poursuit, arrêt obligatoire devant un fabrique de jade. Yannick s’arrête devant un petit bouddha de 2 cm. (il y a des milliers de pièces) avec une jolie monture très sobre, c’est le seul qui lui a tapé dans l’oeil. Il s’avère aussi que c’est l’un des plus cher du magasin à 16′000¥. Il restera dans le magasin… Visite du musée-fouilles de Banpo. Pas aussi grand ni impressionant que nous le pensions. Les guides disent que c’est l’un des plus grand et des plus complets sites néolithiques du monde. La ville date de 5000 à 4000 avant JC, abritait environ 250 personnes. Les fouilles de se site ont sans doute livré des informations inestimables aux archéologues. On y voit des sépultures, des poteries funéraires, les fondations des maisons, des foyers dans le sol…
Après le repas, nous visitons l’armée des soldats de terre cuite des Qin (221-206 av. JC). Découverte par hasard en 1974 par un fermier qui creusait un puits. Aucun ouvrage n’y faisait référence et la surprise fut totale. Les fouilles sont encore en cours. Le nombre estimé de soldats, grandeur nature, est d’environ 6′000. Tous les visages de ceux qui ont été mis à jour sont différents. Ces soldats étaient destinés à garder l’âme de l’empereur Qin, 1er empereur de Chine qui accéda au trône à 13 ans (devenu aussi megalo que cruel durant ses 15 ans de règne). Le fermier qui a découvert le site dédicace les livres pour touristes, il est employé à vie par le gouvernement chinois! Deux chars magnifiques en bronze (échelle 1/2) surprenant de finesse sont exposés dans une salle voisine, datant également de la même époque.
On finit la journée par une spécialité de Xi’an, un diner de “dumpling” qui sont des raviolis de toutes sortes, excellent. Puis un spectacle de danse-musique de la dynastie Tang (années 600-900). Très réussi.
Xi’an est la dernière étape de notre périple sur la route de la soie commencé à Teheran.
Xi’an
novembre 15, 2009 par yfarnaTianshui
novembre 15, 2009 par yfarna13 novembre. En possession d’un billet pour le train K420 de 9h49, on nous fait monter dans le T114 de 10h00 grâce à une préposée qui nous prend sous son aile! Avec les retards, on n’y comprend encore moins qu’hier!
Lanzhou aura été un coup dans l’eau puisqu’on a rien pu faire de ce que l’on voulait.
Le soleil réapparait après trois jours de neige et de brouillard. Nous arrivons à Tianshui en début d’après midi, prenons un hôtel en face de la gare. Les réceptionnistes ne parlent pas anglais mais tiennent à ce que l’on remplisse chaque case du formulaire. Devant notre perplexité, elle finissent par appeler quelqu’un qui parle un petit peu anglais. On profite de l’aubaine pour se renseigner sur les moyens d’aller à Maiji Shan et Luomen. Ce dernier s’avère trop compliqué, on laisse tomber et partons directement en taxi pour les grottes de Maiji Shan. C’est grandiose, le site est entièrement perché dans une falaise, et il fait beau! “Maiji” signifie “meule de foin” dont la montagne (“Shan”) a la forme. C’est l’un des quatre complexes bouddhiques les plus importants de Chine. Les passerelles et escaliers permettent maintenant de passer d’une grotte à l’autre. Nous sommes littéralement suspendus dans la falaise à plus de 50 mètres de hauteur. On se demande encore comment ces quelques 200 grottes, 7000 statues et 1300 m² de fresques ont été réalisées à une telle hauteur entre le IVeme (la plupart) et le XVeme siècle.
Retour à l’hôtel. Notre contact anglophone nous accompagne à la gare pour nous aider à acheter des billets pour Xi’an. Embrouille! On ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais elle nous dégotte 2 billets, dans 2 wagons différents, ni dur ni mou car le train est complet, on sera donc “debout”. Pas exactement ce que l’on voulait, mais elle s’est apparement fait refiler ces billets et comme elle a déjà payé, on a pas trop le choix. 5€ par billet pour 4 heures de trajet, on ne prend pas trop de risque, on verra bien.
Yannick prend un bain brulant qui lui permet de se réchauffer car il fait toujours aussi froid. Petit resto avec carte en chinois, on commande tant bien que mal avec notre dico!
Lanzhou
novembre 14, 2009 par yfarna11-12 novembre.
Sommes arrivés à Lanzhou par le train de nuit après avoir passé une petite journée en ville de Dunhuang à flâner dans les rues pietonnnes et boire des thés chauds et cappucinos pour se réchauffer; d’ailleurs il commence à neiger des petits flocons…
Nous avons réservé par téléphone un bon hôtel ainsi qu’un transfert depuis la gare qui nous a coûté 10x le prix normal! Les hôtels sont presque à moitié prix en basse saison et notre 4* nous revient à 50€ avec petit déj.
Lanzhou est une grande ville chinoise de 2,5 millions d’habitants, bcp de circulation, grands super marchés, immeubles modernes, magasins de mode, restos à choix. On déjeune d’un BBQ coréen avant d’organiser la suite de notre périple avec une agence locale pas très loin de notre hôtel. On planifie pour le lendemain les grottes de Bingling Si puis de prendre le bus jusqu’à Xiahe. Lanzhou est à 1600m. et il commence à neiger à gros flocons, il fait vraiment froid. Xiahe est à 2900m., pourvu qu’il fasse beau! Aujourd’hui on a acheté des bonnets et François un caleçon long!
Le lendemain, drôle de journée, pourtant ce n’est pas encore vendredi 13! Nous partons comme prévu à 8h30 en voiture pour les gorges de Bingling Si à environ deux heures de route. A Bingling Si nous devions prendre un bateau pour voir les grottes et le Buddha assis de presque 30 mètres de haut. Durant 16 siècles, sculpteurs acrobates se sont succédés pour réaliser 183 niches et sculptures dans la falaise à la demande de riches marchands sur la route de la soie pour s’assurer la bienveillance du Buddha. Mais voilà… La neige perturbe nos plans et après une heure trente de route et 2 ou 3 véhicules et camions dans le fossé ou en collision, le chauffeur déclare la route trop glissante pour continuer. On repart donc en sens inverse. D’autant plus ennuyeux que le bateau devait nous déposer au départ des bus pour Xiahe. D’un autre côté, la route aurait-elle été praticable avec les conditions météo? Nous voici donc de retour à Lanzhou. Comme on doit renoncer à deux étapes, on décide de continuer sur Xi’an, mais en s’arretant à Tianshui, autre oasis sur la route de la soie. L’agence nous aide (heureusement car Lanzhou est l’une des gares qui dessert tout le pays et rien n’est en anglais) pour changer nos billets, nous voilà en possession de billets “assis dur” pour Tianshui, départ 14h30. Attente… le hall est archi-plein. On comprend que le train a du retard. Mouvement de foule vers 15h30 suite à une annonce haut-parleur. On essaie de se renseigner et on nous dit que le train partira peut-être vers 19h00. A 17h00, le train est annulé pour aujourd’hui. Entre temps, on a fait la connaissance de Chenzhou qui parle un anglais limité mais très utile. On arrive à communiquer assez bien et il nous aide très gentiment à changer nos billets pour le lendemain (ce qui implique de refaire une interminable queue à un guichet précis que nous n’aurions jamais trouvé). On l’invite à diner pour le remercier, mais au moment de l’addition, il ne nous laisse pas le choix et règle la note. Nous sommes dans son pays et il est notre hôte!
On passe la nuit dans un hôtel à côté de la gare.
Dunhuang
novembre 13, 2009 par yfarna8-9 novembre. On se choisit un bel hôtel, près des dunes, mais un peu excentré. On loue des vélos un fortune (50¥/j.) pour aller jusqu’aux dunes où on crapahute quelques heures, on se croirait au Sahara. Paysages sublimes bien que le soleil ne se montre que par intermittence. On profite des vélos pour aller jusqu’en ville pour repérer la billetterie des trains et découvrir le Charley Johng’s café, repère des routards où nous glanons quelques infos pour la visite des grottes de Mogao.
Le lendemain matin, première constatation, l’hiver est là avec son stratus un peu comme à Genève et il fait très froid. On a du perdre une dizaine de degrés.
Objectif no 1: billets de train pour Lanzhou. Au guichet, impossible de communiquer avec la vendeuse qui ne parle que chinois. Heureusement, une cliente à coté de nous nous aide. Elle ne parle pas suffisement l’anglais alors elle appelle quelqu’un qui lui donne les bons mots! Soft or Hard sleep? Soft, c’est plus confortable, mais il n’y a plus de disponibilité, alors nous prenons “dur” (ça sera quand même parfait, surtout comparé au bus). Les compartiments sont pour six, sans porte, et nous sommes en bas aux meilleures places.
Ensuite nous prenons le bus pour les grottes de Mogao à une trentaine de minutes (8¥). Le site comporte un très grand nombre de grottes (plus de 500) avec des bouddhas et des fresques (ce qui n’a pas été emporté ou dégradé). Chaque visite permet de voir une dizaine de grottes qui ne sont pas toujours les mêmes, mais cela donne déjà un bon aperçu du site, d’autant plus qu’une guide chinoise anglophone commise d’office nous a donné de très bonnes explications.
Retour à l’hôtel et avec le froid, nous n’avons aucune envie de ressortir alors nous mangeons au resto de l’hôtel. Décevant, mais il faisait vraiment trop froid!
Bus couchette…
novembre 13, 2009 par yfarnaJamais vu ça! Il fait une chaleur d’enfer quand on monte dans le bus déjà bien plein, en provenance d’Urumqui. Ça sent un peu les pieds et les couloirs sont encombrés de paquets, cartons et sacs en tout genre. 3 rangées de couchettes sur deux étages dans la longueur du bus, cela fait en tout 36 places. 2 couloirs étroits permettent de circuler entre les rangées. Yannick se trouve une couchette au milieu du bus en bas et moi une autre en haut sur le coté. Yannick arrive tout juste à se coucher en longueur, et moi vous imaginez! Nous sommes partis pour 15 heures de voyage… Après 2 heures sur une route encombrée de camions entre 30 et 60 tonnes (heureusement qu’il fait nuit et que nous ne voyons pas les dépassements), nous faisons une pause diner de plus d’une heure et nous découvrons la maitrise de la cuisine locale préparée dans un cabanon en bord de route par un couple qui tient la gargote. Le rythme est impressionant, et nous découvrons comment sont faites les pâtes ouïghour pour les langhnam: une seule pâte d’un centimètre de diamètre (et de je ne sais combien de mètres de long), enroulée en escargot dans une soupière, la cuisinière en prend qques mètres autour de ses poignets (un peu comme de la laine) et elle les frappe violemment sur la table devant elle pour les allonger et diminuer le diamètre de la pâte. Ensuite elle les cuit dans l’eau pour être servies dans une soupe. Les pâtes restent fermes et sont excellentes.
On redémarre enfin, un énorme carton qui obstruait complètement l’accès aux couchettes du fond est trainé jusqu’au niveau de Yannick. La voilà emmurée d’un côté et je ne la vois plus. Elle passe sa main par un petit trou pour me faire signe que tout va bien, elle respire encore. Pour ma part, je prends mes écouteurs pour la musique afin de passer le temps. J’arrive quand même à m’endormir malgré le format chinois de ma couchette. Après 14 heures et 30 minutes, nous arrivons enfin à Dunhuang. Nous croiserons un couple de touristes qui font à peu près la même route que nous. Nous sommes arrivés à la même conclusion: plus jamais!
Turfan
novembre 10, 2009 par yfarna4-6 novembre. La ville de Turfan qui est une oasis au milieu du désert n’a rien d’exceptionnel. Nous avons convenu avec Tahib le chauffeur de taxi qui nous a amené de la gare à la ville (58 km), que nous irons visiter les alentours de Turfan avec lui le lendemain. Turfan est la capitale du raisin, une grande rue piétonne qui traverse la ville est entièrement recouverte d’une treille de vignes sur plus d’un kilomètre, ce qui doit être très agréable en été lorsque les températures sont très élevées. Pour l’hiver, la vigne est rabattue et couchée au pied de la treille pour probablement éviter le gel atteignant les -20 degrés. La spécialité de Turfan est le raisin séché. On voit un peu partout des sortes de granges en briques ajourées dans lesquelles les grappes sont suspendues sur des piquets pour le séchage par les vents du désert. Ces granges sont également construites au dessus des maisons dans lesquelles les habitants font sécher leur propre production.
Nous louons 2 vélos chinois pour aller voir le site de Jiaohe à une dizaine de kilomètres de la ville. Les ruines de cette ancienne ville se situent sur une terrasse surplombant deux rivières formant une défense naturelle. La vue sur les gorges est magnifique. Les vestiges datent de la dynastie Tang (VII-Xeme s.) et sont très bien conservés.
Comme prévu avec Tahib, nous visitons le lendemain les alentours de Turfan. Nous commençons par les grottes de Bezeklik datant des dynasties du Nord et du Sud (317-589) jusqu’à la dynastie Yuan (1279-1368). Les fresques découvertes par les allemands au début du XXeme étaient dans un excellent état de conservation, elles furent emportées en Europe et sont aujourd’hui dans le musée d’Art indien à Berlin. Les fresques restantes sont dans un très mauvais état ayant été défigurées par les musulmans ouïgours.
Nous poursuivons par Tuyoq, un vieux village d’architecture ouïgour (désert à cette époque) au pied des montagnes de feu, dans les tons rouges, grandiose. Au fond de la vallée, des ruines de temples bouddhiques creusés dans la falaise. Malheureusement, le site est fermé pour des raisons de sécurité car les falaises sont instables.
Nous terminons par la ville antique de Gaochang. Construite au second siècle avant J.C. Au 9ème siècle les Ouïghours fondèrent le royaume de Kharakhoja, y introduisirent le manichéisme, le bouddhisme et le nestorianisme. Des manuscrits en chinois, ouïghour, tibétain, sogdien, sanscrit, tokharien et syriaque y ont été découvert. La ville fut détruite vers le XIVeme siècle pendant une guerre qui dura 40 ans. Il ne reste pas grand chose de ces ruines, sinon les impressionnants remparts.
En fin de journée, Tahib nous invite chez lui pour découvrir sa maison familiale. Nous prenons le thé accompagné de pastèque et raisins secs. Les raisins sont excellents et n’ont pas de pépins. Sa femme nous a également préparé un excellent “langhman”, spécialité ouïghour. Nous visitons ensuite le toit de la maison avec ces fameuses granges en briques pour sécher le raisin.
Nous passons encore une journée tranquille à Turfan pour prendre le bus le lendemain en fin d’après midi. Nous visitons le musée flambant neuf, décrivant toute l’histoire de la région, en commençant par préhistoire. Très interressant. Ballade en ville autour d’un petit lac artificiel. Des gens dansent sous une tonnelle, ambiance guinguette au bord de l’eau. Il ne nous reste plus qu’à attendre l’heure du bus…
Xinjiang…
novembre 8, 2009 par yfarna8 novembre.
Nous venons de quitter le Xinjiang (province d’Urumqui) et les communications téléphoniques internationales et Internet sont à nouveau disponibles… No comments! Publications sur le blog à venir.
Kashgar
novembre 2, 2009 par yfarnaDu 31 octobre au 3 novembre.
On découvre Kashgar, ville étonnante et attachante. Tout est en deux langues: chinois et ouïgour (caractères arabes). Autant dire que c’est assez opaque. Les Ouïgours représentent 70% de la population du Xinjiang.
Le John’s café à côté de l’hôtel, sensé être le RDV des routards et un point de contact, est fermé à partir d’octobre! Heureusement il y a Abdul, qui gère une petite agence familliale dont les six frères sont repartis dans toute la région! Il parle très bien anglais avec un accent américain. Il s’occupe de nos billets de train jusqu’à Turfan, notre prochaine étape. Dans la foulée, il nous propose une escapade sur la mythique Karakorum Highway que nous ferons lundi.
Kashgar est une ville pleine de contrastes: vieux quartiers en pisé sont encerclés d’immeubles modernes et de gratte-ciel. L’immense place de la ville est dominée par la statue de Mao. Présence militaire bien visible, mais tout est calme.
Beaucoup de charme dans la vieille ville, thé en terrasse dans une “chaïkana” ouïgour traditionelle. Nous visitons la mosquée Id Kah datant du XVeme siècle, puis le mausolée de la concubine parfumée recouvert de céramiques vertes et jaunes.
La première impression de la ville malgré le monde est le peu de bruit de la circulation, en effet en y regardant de plus prêt, tous les scooters sont électriques, ainsi que les triporteurs. La vitesse de croisière doit être d’environ 25-30 km/heure.
Diner dans un petit resto du coin. Après 1 quart d’heure, une serveuse se décide à nous amener un menu partiellement traduit en anglais. On se demandait si on allait réussir à manger quelque chose! Au final, copieux, très bon et pas cher!
Dimanche, jour de marché à ne pas manquer à Kashgar. On commence par le marché aux bestiaux: génial! Moutons, boeufs, taureaux, chèvres, chameaux, chevaux et ânes (sauf erreur). Transactions entre vieux barbichus typiques, galops d’essai, énormément de monde, 98% d’hommes = ambiance unique.
On prend ensuite un triporteur (où visiblement des chèvres sont montées avant nous) pour aller au marché traditionnel du dimanche. Foule encore plus incroyable, c’est fascinant. On ne se croit pas vraiment en Chine, on pourrait être en Asie centrale.
On réitère notre expérience grande roue, à peine plus moderne que celle de Bukhara, mais plus grande. Très bonne occasion de voir toute la ville d’en haut.
Lundi, on fait la Karakorum Highway jusqu’au lac Karakuli à 3′600 mètres. Cette route continue jusqu’au col de Kunjerab à 4′700 mètres avant de redescendre sur le Pakistan. La montée fut un peu rude pour la vieille Renault qui demandait régulièrement plusieurs litres d’eau dans le radiateur. La construction de la route a dû être un vrai défi dans les années soixante et les paysages de gorges de toutes les couleurs sont magnifiques.
Mardi, dernier jour à Kashgar, journée tranquille avant de prendre le train pour Turfan à 1500 km de là. Le trajet dure 22 heures. Nous sommes en classe molle, c’est à dire compartiment à quatre, rose et blanc, cosy comme tout. Une vieille dame selon Yannick (un monsieur selon Francois) s’installe péniblement dans la couchette d’en face, c’est pas elle ou lui qui va faire la Java. Le désert du Taklamakan défile , monotone, sur notre droite. Taklamakan en ouïgour signifie “entre et ne revient jamais”, c’est le plus grand désert de Chine. Sur notre gauche, un peu plus de relief qui doit être les contreforts du Tian Shan.
Le repas local au wagon restaurant était parfait et nous avons très bien dormi.
Le col Torugart
novembre 2, 2009 par yfarna30 octobre. Départ à 5h30 pour le col Torugart, il fait encore vraiment nuit!
La route est belle mais assez mauvaise. On s’arrête à Tach-Rabat où se trouve un très beau caravansérail du XIVeme siècle, construit entièrement en pierre. A côté le couple de gardiens vit à l’année dans une petite maison complètement isolée à plus de 3′000 mètres d’altitude, avec une quinzaine de moutons et quelques emplacements de yourtes pour les touristes en été. Il fait froid! On se réchauffe avec un thé brulant. Un peu plus loin, on croise quelques yacks.
A 70 km de la frontière chinoise, premier contrôle. Après 30 minutes de discussions, notre guide nous annonce qu’il ne peut pas continuer avec nous, il lui manque un document… Le chauffeur, Yevgeni, est visiblement contrarié de devoir continuer seul avec nous. Il ne parle que le russe et le coréen! C’est donc très difficile de communiquer avec lui, sachant qu’il y a encore un contrôle khirguize juste avant la frontière. Arrivés à la frontière kyrgyze, plusieurs contrôles de passports. Heureusement, les formalités ne durent pas plus de 15 minutes et nous quittons le Kyrgystan avec notre chauffeur pour traverser le no-man’s land de quelques kilomètres jusqu’à la frontière chinoise où on arrive juste avant midi. On doit maintenant attendre que notre guide chinois apparaisse de l’autre côté de la barrière.
La frontière: la route, une simple barrière, de l’autre côté un fonctionnaire en plein air assis devant un petit bureau, un téléphone rouge posé à côté de lui.
On pique-nique en attendant notre guide qui viendra seulement 2h30 plus tard. Entre-temps, on a vu passé une seule voiture et pas mal de camions chinois qui rentrent chez eux vides. Dans ce lieu isolé à 3′700 mètres, seul le vent sur les ailes des choucas au dessus de nous trouble le silence absolu.
Le guide, bien entendu, n’arrive pas à pied par la Chine, mais en voiture avec laquelle nous repartons en direction de Kashgar. Notre chauffeur s’endort en cours de route, et heureusement Yannick lui demande de s’arrêter! On avait vu dès le début qu’il n’était pas en forme! Le guide le remplace au volant… Les formalités de douane se feront en cours de route: contrôle température et caméra infrarouge pour la grippe A, formulaires à remplir et rayons X pour les bagages. Tout va bien, nous y sommes.
Kashgar est à environ 4 heures de route de la frontière, on y arrive de nuit. Hôtel assez spécial, chambre d’un kitsh incroyable. On est assez fatigué et on pique-nique dans la chambre.
De Samarkand à Bichkek
octobre 29, 2009 par yfarna26 octobre.
Visite rapide de Tashkent: statue de Tamerlan à cheval, mémorial du tremblement de terre en 1966 et mosquée Juma (du vendredi) avec son mausolée et un des deux plus vieux Coran au monde (l’autre est au Caire, mais pas visible). A savoir: le Coran actuel est basé sur ces deux plus vieux Coran. On poursuit par une promenade dans l’immense bazar de Tashkent, plein de couleurs, d’odeurs d’épices et de marchands en tout genre. Vraiment unique.
On traverse partiellement la place de l’indépendance qui fait un kilomètre de long. Descente en sous-sol pour visiter une des lignes de métro, avec lustres au plafond, de style soviétique.
Tout ça avant d’aller à l’aéroport pour prendre l’avion pour Bishkek, capitale du Kyrgystan. 1h30 de vol.
A destination, contrôle des passagers par caméra infrarouge (grippe A), puis contrôle des passeports, tout se passe bien. On quitte l’aéroport vingt minutes plus tard.
Hotel en banlieue très calme, kebab turc et dodo.




